11 heures. Entre la victoire face à Saint Amand, acquise mercredi soir au Palais des Sports, et le départ pour Molde, en Norvège, 11 petites heures se seront écoulées. Engagées dans un incroyable marathon de 14 matchs en deux mois, dont elles ont remporté les trois premiers, les Bisontines avaient pris, ce jeudi, la route vers le nord de l’Europe, avec un sympathique voyage de 13 heures. En terre norvégienne, l’équipe de Molde se présentait face aux Rouges, dans le cadre de la deuxième journée de l’EHF European League. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à l’approche de cette rencontre, les deux équipes affichaient des dynamiques bien différentes. Alors que l’ESBF restait sur trois victoires consécutives en une semaine, Molde enchaînait les revers, se prenant les pieds dans le tapis tant en championnat, qu’en coupe de Norvège et en EHF. Face à une équipe en plein doute, le défi semblait donc à la hauteur du groupe dirigé par Sébastien MIZOULE et Tom GARNIER, qui, outre l’absence de DEMBELE, partait au grand complet.

Pourtant, dans l’entame de match, les Norvégiennes posaient de réelles difficultés aux Bisontines. Portée par OBAIDLI les locales prenaient rapidement l’avantage dans cette rencontre par un 3-0 inaugural. De l’autre côté du terrain, l’ancienne gardienne bisontine STANVIK fermait la boutique et sortait les offensives bisontines. En réponse à cela, un trio NOSEK-CUSSET-MAIROT se détachait alors, et marquait les neuf premiers buts des Engagées au cours du premier quart d’heure. Les bonnes réussites de ce trio permettait même aux Rouges de prendre la tête de cette partie. Dans la cage bisontine, HAUGE songeait alors à répondre à sa compatriote, et dressait alors à son tour un mur empêchant les offensives norvégiennes d’aboutir. Très en vue au cours de cette première période, la base avant bisontine, composée notamment de ZAZAÏ et TSHIMANGA maintenait leur équipe en tête des débats, dans un premier acte tout de même très équilibré entre les deux formations. Au buzzer, grâce à une solidité collective et une combativité affirmée, les Engagées rejoignaient les vestiaires avec deux longueurs d’avance, et semblaient en contrôle dans cette rencontre. Restait alors à confirmer cette impression au cours de la deuxième période…

Et il ne fait aucun doute que les supporters bisontins, certainement nombreux à suivre la diffusion de cette rencontre, auront eu confirmation de la domination bisontine. Dès la reprise, les Engagées faisaient briller leur complémentarité et leur solidarité collective, pour faire grandir rapidement l’écart au score. Après la base avant, c’était au tour de la base arrière de s’exprimer. NOSEK, FRECON DEMOUGE et MAIROT prenaient un malin plaisir à tromper l’ancienne Bisontine, moins en réussite lors de cette seconde période. Et les rotations effectuées par MIZOULE n’y changeait rien, puisqu’après deux passes décisives de FRECON-DEMOUGE pour MAIROT, FAURE marquait sur jeu rapide, sur une passe décisive d’HAUGE, toujours très efficace dans sa cage. Bien plus en place que leurs adversaires du soir, les Engagées activaient le mode rouleau compresseur, et ne laissaient aucun espace de respiration à des Norvégiennes en perdition. DEZIĆ, AOUSTIN et GRANIER n’étaient pas en reste, puisque leurs réalisations permettaient d’augmenter l’écart au score jusqu’à douze buts à l’approche du coup de sifflet final. Au terme d’une deuxième période maitrisée avec la tête et les épaules, les Bisontines s’imposaient alors avec la manière en terres norvégiennes (29-41).

En raison d’un groupe relevé, composé de grosses cylindrées européennes, les Bisontines auront à nouveau su démontrer, ce samedi soir et depuis le début de saison, qu’elles figurent également parmi les équipes majeures des championnats européens, et qu’en ce début d’année 2023, il sera (très) compliqué de venir s’imposer face à elles ! On retiendra alors, une nouvelle fois, et comme face à Siòfok, l’hallucinante complémentarité du collectif bisontin, capable d’alterner le jeu au près, les duels et les tirs à longue distance. On retiendra aussi la solidarité défensive retrouvée, et un duo de gardiennes qui ne cessent de briller. Mais aussi, une belle série naissante de quatre victoires, en autant de matchs et en deux petites semaines, ponctuées d’un joli goal-average de +21 dans la poule A d’EHF European League. Et, alors, on ne peut qu’avoir hâte de se retrouver, samedi à 16h, au Palais des Sports pour la réception de Dortmund, présenté comme l’équipe phare de ce groupe. Mais au vu des dernières prestations de nos Bisontines, et du soutien précieux de son public, nous aurons peut être une nouvelle occasion, après 60 minutes de combat, de communier en chantant la Goffa Lolita ?