La semaine écoulée avait laissé des traces dans les rangs bisontins, avec trois défaites encaissées en sept petits jours, en championnat et en Coupe d’Europe. Dos au mur, les Engagées n’avaient pas vraiment le temps de tergiverser, puisque le Palais des Sports les attendait de nouveau quatre jours plus tard, à l’occasion de la réception du promu de Celles sur Belle, pour l’avant dernière journée de la phase aller. Après un dernier résultat bien décevant face à Fleury, le collectif bisontin avait à coeur de se rattraper, avec la manière, devant un public particulièrement clairsemé, pour cette troisième à domicile en l’espace d’une semaine.

Le début de rencontre n’affolait pas vraiment le tableau d’affichage, puisqu’il fallait attendre 3 minutes 45 pour voir Alizée Frecon-Demouge ouvrir la marque, alors que les Celloises devaient déjà composer avec deux exclusions temporaires. Les débats restaient serrés dix minutes avant que Besançon ne se décide à appuyer sur l’accélérateur. Portées par Granier, présente aussi bien à l’interception qu’à la finition, et par Frank, dont la boutique affichait fermée ce mercredi soir, les Engagées prenaient tranquillement le large à l’approche du quart d’heure de jeu. Exploitant le jeu rapide et les imprécisions adverses, Besançon virait ainsi en tête avec six buts d’avance à l’issue du premier quart (10-4).

Sébastien Mizoule profitait alors de ce petit matelas pour procéder aux rotations dans l’effectif, sans que ceci ne se ressente sur la qualité de la prestation. Bien dans leurs baskets et parfaitement dans leur match, les Engagées maintenaient la pression sur les Celloises, multipliant les récupérations de balles aussitôt conclues sur le but adverse. Et quand bien même la défense cédait, le dernier rempart nommé Roxanne Frank se faisait un malin plaisir à mettre en échec les offensives des visiteuses. Tout en gestion, Besançon continuait de faire grandir l’écart, pour lui faire atteindre sept unités à la pause (17-10). Les supporters pouvaient alors savourer ce retour en grâce de la défense bisontine, bien plus en vue que lors de ses dernières sorties.

Après le traditionnel jeu des boites offert par le groupe Chopard Automobile, et la signature de la convention de fonctionnement entre la Ligue de Bourgogne Franche Comté et l’ESBF, le jeu pouvait reprendre pour le second acte. Titulaire d’un soir en l’absence d’Aoustin, Tshimanga s’illustrait d’entrée sur son aile, vite suivie par Dembele et Granier. Celles sur Belle repassait alors à l’assaut, mais Super Rox’ continuait la mission d’écoeurement, avec trois parades sur trois tentatives consécutives. Rosiak profitait alors de la double infériorité numérique de leurs adversaires pour faire grimper l’écart au-dessus des dix buts, et le suspens retournait se préparer pour la prochaine rencontre. A l’entame du dernier quart d’heure, Besançon profitait alors d’un très confortable matelas de douze buts d’avance (28-16).

Bonnet profitait alors de ce dernier quart d’heure pour prendre la place de Frank dans le but. Pas stressée, la jeune portière ne se privait pas de sortir le jet de 7M cellois, avant d’enchainer les parades sur des tirs à bout portant (5 sur 11 en 10 minutes). Côté cellois, Hawa Kanté s’illustrait en voyant rouge suite à une jolie manchette sur Mairot, tandis que Zazai, Granier et Rosiak, toutes trois à 6 buts, en profitaient pour soigner la feuille de match et conclure cette belle prestation durant laquelle elles n’ont jamais vraiment été inquiétées. Le public pouvait alors célébrer ses vainqueurs, et le buzzer séparait les deux équipes sur un bel écart de 14 longueurs (37-23).

Sébastien Mizoule pouvait alors se montrer satisfait. Comme il l’attendait depuis plusieurs rencontres, les Engagées terminaient cette rencontre en encaissant peu de buts, tout en marquant beaucoup. Laissant au passage quelques signaux rassurants, notamment dans le secteur défensif et dans les buts, les coéquipières de Pauline Robert profitent ainsi de cette large victoire pour se remettre la tête à l’endroit, alors que le marathon de janvier bat son plein.