2022 commençait sur les chapeaux de roues pour les Engagées ce mercredi soir, qui reprenaient le chemin du championnat de Ligue Butagaz Énergie. Après une longue trêve internationale, marquée par le championnat du monde organisé en Espagne – auquel 4 Bisontines participaient, l’heure était venue de rechausser les baskets pour aller affronter nos plus proches voisines dijonnaises. Eh oui, ce mercredi, c’était Derby au Palais des Sports de Dijon, où une cinquantaine de supporters bisontins se sont rendus pour encourager leurs favorites. Pour cette dixième journée de championnat et pour cette première en 2022, Sébastien Mizoule devait se creuser la tête pour construire son effectif, en l’absence de Line Uno, Alizée Frecon-Demouge, Clarisse Mairot, Sakura Hauge et Louise Cusset, tandis que Dijon était privée de Claire Vautier.

Aoustin, Dembele, Faure, Robert, Nosek, Granier et Frank avaient l’honneur d’ouvrir le bal de ce premier derby de la saison, organisé en terres bourgignonnes. Ce choc, réputé très accroché, partait sur des fortes bases sans qu’une équipe ne prenne les devants (3-3). Dembele prenait alors ses responsabilités pour inscrire trois buts en huit minutes, et Frank fermait la boutique en défense et écœurait les Dijonnaises par une double parade de renom. Mieux rentrées dans la rencontre, les Bisontines creusaient alors un premier écart à l’issue du premier quart d’heure (4-7), forçant Mazel à prendre son premier temps-mort. Nul ne saura ce qu’il s’est dit, mais les locales en sortaient avec une hargne décuplée, rendant ce derby, déjà bien intéressant, encore plus palpitant.

Seulement, Natalia Nosek attendait l’entrée de sa compatriote et coéquipière, Aleksandra Rosiak, pour installer l’artillerie lourde à l’entrée des 9M dijonnais. La connexion polonaise fonctionnait à merveille, mettant Dijon en difficulté et permettant aux Bisontines de garder la tête dans cette rencontre (7-9). La troisième mondialiste, Lucie Granier, montrait elle aussi toute sa fraîcheur, en plantant deux buts consécutifs, pour faire grandir l’écart au score, et Frank ne semblait toujours pas décidée à laisser de la place dans son but pour les tirs dijonnais. Mais la force de l’ESBF restera toujours son collectif, et chaque joueuse y allait alors de son petit but. Tantôt Robert à 6M, tantôt Zazai sur 7M, puis Cuenot, et les Bisontines pouvaient rejoindre les vestiaires avec un confortable matelas de cinq longueurs.

Mais le petit groupe bisontin présent dans les tribunes ne se risquait pas non plus à crier victoire trop vite. Rien n’est jamais gagné dans un derby, et la JDA ne comptait pas faire de la figuration en seconde période. Ainsi, malgré une reprise plutôt à l’avantage des Engagées grâce à Nosek, Granier et Robert, les locales affichaient un visage plus séduisant, et profitaient des erreurs techniques bisontines pour recoller au score. Véritablement dans le dur, Juliette Faure et consorts peinaient à trouver le chemin des filets, en perdant des ballons et en manquant des immanquables. Les Dijonnaises ne se faisaient pas prier et revenaient à égalité à l’entame du dernier quart d’heure, provoquant le premier temps mort de coach Mizoule (27-27).

L’air se faisait difficilement respirable dans un Palais des Sports où les supporters bisontins savaient se faire entendre, et Juliette Faure, usée mais pas décidée à quitter le navire, tentait de relancer la dynamique offensive de son équipe. A dix minutes du terme, Sébastien Mizoule sortait alors sa carte maîtresse, et Camille Aoustin venait planter un, deux, puis trois buts coup sur coup pour reprendre l’avantage acquis quelques secondes plus tôt par Dijon (28-27 puis 29-31). Il ne fallait pas être cardiaque ! Dans les dernières minutes, Besançon resserrait les rangs en défense pour ne plus laisser rêver les Dijonnaisses. Tic et Tac s’illustraient encore, avec une interception de Juliette Faure directement sur Lucie Granier… suivi d’un nouveau but de la première nommée, scellant la victoire des Engagées (31-33).

Privées de nombre de ses cadres, mais toujours armées de leur combativité, de leur solidarité et de leur force collective, les Engagées pouvaient célébrer leur victoire 31-33, dûment et valeureusement acquise au cours de ces 60 minutes. Il ne restait alors qu’à saluer les spectateurs venus ce mercredi soir et qui auront bien rempli leur rôle dans les tribunes dijonnaises, avant de rapidement tourner la tête vers la Hongrie, et un premier match de poule de coupe d’Europe prévu ce dimanche. A l’aube de ce marathon de 7 matchs en 25 jours, nul doute que ce derby remporté remplira les valises de motivation avant les prochaines échéances !