Une semaine après sa première victoire de la saison face à Plan de Cuques, l’ESBF se déplaçait du côté de Chambray, adversaire bien connu des Engagées et réputé pour lui poser, à chaque reprise, de sérieuses difficultés. Mais du côté des Rouges, la mission était simple : gagner, ouvrir le compteur de victoires à l’extérieur, et ramener les trois points à la maison. Et ce, malgré les absences d’Alizée Frécon-Demouge, Line Uno et Audrey Dembélé, toutes trois aux soins.

Malgré les toutes premières minutes à l’avantage des Engagées, les locales prenaient rapidement le jeu à leur compte, notamment par l’intermédiaire de Bossavy et Stoiljkovic, et parvenaient à créer un premier écart de quatre longueurs à l’approche du quart d’heure de jeu. Un peu en difficulté offensivement, Pauline Robert et ses coéquipières peinaient alors à revenir à hauteur de leurs hôtes du soir, si bien qu’elles rejoignaient les vestiaires en accusant un retard de trois longueurs (15-12). Mais chacun savait très bien que rien n’était joué, puisqu’il restait 30 minutes pour décrocher ce premier succès hors de nos terres.

Personne, exceptées les joueuses, ne saura ce que Sébastien Mizoule a pu dire à ses protégées au cours du quart d’heure de pause, mais nul doute que son discours a été reçu 5 sur 5 par les Engagées. En témoigne leur retour tonitruant des vestiaires, infligeant un cinglant 5-1 à leurs adversaires. Cette belle reprise permettait à Lucie Granier de remettre son équipe en tête, et laissait augurer une fin de match des plus serrées. Et il ne fallait effectivement pas être cardiaque lors des 25 dernières minutes de cette partie, puisque l’écart au score n’aura jamais été supérieur à deux buts, d’un côté comme de l’autre…

À ce petit jeu, où chaque équipe s’amuse à repasser devant l’autre en quelques secondes, Besançon pourra compter sur une Clarisse Mairot des grands soirs, meilleure buteuse de cette rencontre avec 7 réalisations, pour s’imposer dans les toutes dernières secondes, sur le plus petit des écarts. Cette victoire 25-26, acquise au mental, et avec les tripes, démontre toute la force du collectif bisontin. Au-delà des individualités, c’est un groupe uni, soudé, et ultra combatif qui se bat chaque week end sur les terrains. Et maintenant que cette mission chambraysienne est terminée, on a déjà hâte de la suite. Alors rendez-vous samedi prochain, à 20h au Palais des Sports, pour la réception de Paris 92 !