Ce dimanche après-midi, l’ESBF terminait la phase régulière du championnat de Ligue Butagaz Energie par la plus belle des affiches, face à sa bête noire du Metz Handball. Assurées de jouer la Coupe d’Europe la saison prochaine, les Engagées pouvaient aborder cette rencontre sans trop de pression, même si elle possédait un petit enjeu. D’abord, valider la troisième place, et ainsi offrir le match de classement retour à domicile. C’était aussi, la dernière occasion pour Raphaëlle Tervel et Sandrine Mariot de battre l’ogre messin, qui n’a plus perdu contre Besançon depuis 15 ans.

Avec le même effectif que face à Nice il y a huit jours, les Engagées faisaient jeu égal avec les Messines, même si celles-ci prenaient légèrement la tête des débats. Lucie Granier, auteure de trois buts en 10 minutes, et Alizée Frécon, présente aussi bien à l’interception qu’à la finition, répondaient parfaitement à Micijevic, bien décidée à scorer depuis les 9M. Aucune des deux équipes ne parvenait à s’échapper. Bien rentrées dans leur rencontre, les Bisontines parvenaient à tenir tête aux Messines, et le score était de parité à l’issue du premier quart d’heure (8-8).

On pouvait alors s’attendre à une rencontre serrée et disputée, mais Metz en avait décidé autrement et appuyait sur l’accélérateur. Développant la relation avec Astrid N’Gouan en position de pivot, et ne laissant aucune place aux offensives bisontines, les joueuses de Manu Mayonnade prenaient subitement les devants, infligeant un cinglant 8-0 aux locales. A l’agonie offensivement, celles-ci ne parvenaient plus à tromper Sako, et étaient impuissantes face à l’augmentation de l’écart au score. Raphaëlle Tervel faisait alors son retour sur les terrains, sept ans après, pour tenter d’apporter une rotation supplémentaire à la base arrière bisontine. Au retour aux vestiaires, Metz se reposait sur un important matelas d’avance (10-18).

La réaction bisontine était alors attendue, et elle n’a pas tardé à arriver. Revenues des vestiaires avec des intentions bien différentes, Clarisse Mairot et ses coéquipières entamaient leur remontée au score grâce à une défense bien en place et aux arrêts de Hauge. Metz tentait de répondre aussi vite par Burgaard et Stanko, mais Besançon croyait toujours en ses chances, et revenait dans le coup malgré la sortie d’Alizée Frécon suite à un coup reçu en première période. A l’entame du dernier quart d’heure, quatre longueurs séparaient les deux formations, mais un exploit semblait alors toujours possible (20-24).

Mais en deux temps, trois mouvements, Metz douchait tous les espoirs naissants dans un Palais des sports encore tristement vide. Trois minutes, 3-0, et sept buts d’avance à douze minutes du terme : la messe était dite, et les visiteuses n’avaient plus qu’à gérer leur avance au score. Dans une fin de match anecdotique, Tervel reprenait sa place en défense. Aidées par quelques erreurs offensives des Bisontines, les Messines creusaient alors encore un peu l’écart, pour prendre jusqu’à 9 buts d’avance suite au dernier but de Sako, dans une cage laissée vide pour faire place au jeu à 7 joueuses.

A l’issue d’une rencontre disputée pendant 20 minutes, les Engagées s’inclinent donc pour la deuxième fois dans cette phase de play-offs, face à sa bête noire qui confirme son statut. Mais cette défaite ne pourrait pas effacer la très bonne phase de play-offs réalisée par les Bisontines, avec cinq victoires, et une qualification acquise pour la prochaine coupe d’Europe. De belles prestations à confirmer, fin mai, pour les matchs de classement…