Responsable du secteur jeunes de l’ESBF depuis deux saisons, Théo Breyer a prolongé son contrat avec le club pour les prochaines années. Il continuera donc de coordonner l’ensemble des équipes jeunes du club, ses 19 entraîneurs et 220 joueuses. Nous l’avons rencontré pour évoquer avec lui l’évolution des équipes jeunes, ses objectifs et ses perspectives pour les saisons à venir. Interview long format.

ESBF Handball : « Bonjour Théo, peux-tu te présenter, et nous raconter comment tu es arrivé à ce poste ? »

Théo Breyer : « Je m’appelle Théo Breyer, j’ai 25 ans, je suis handballeur depuis une vingtaine d’années et entraîneur depuis 8 ans. J’ai commencé par une formation pour devenir professeur d’EPS, puis j’ai commencé à entraîner au club il y a quatre ans. J’ai effectué un service civique la première année, puis bénévole, et enfin responsable du secteur jeunes depuis deux ans, pendant ma formation DEJEPS. »

ESBF : « Quelles sont les missions d’un responsable de secteur jeunes ? » 

TB : « Elles sont assez larges. Il y a l’organisation des entraînements et des matchs pour les équipes jeunes, du -7 à l’équipe de pré-national, la coordination des 19 entraîneurs bénévoles, le tutorat de Sarah Pioli, BPJEPS en formation, l’aide à la gestion de l’École d’Arbitrage ou encore l’organisation d’événements ponctuels (stages vacances, tournois). »

ESBF : « Le secteur jeunes s’est structuré depuis 2 saisons, la N1 et les -17 National obtiennent de bons résultats avec beaucoup de jeunes issues du club. Est-ce que c’est un bon bilan, et quels seront les objectifs du secteur jeunes ces prochaines saisons ? »

TB : « Effectivement, nous avons fait un gros travail de structuration, en collaboration avec Joëlle Demouge, Sarah Pioli, et l’ensemble des intervenants sur ce secteur jeunes. Il faudra d’abord maintenir nos niveaux de performance. Ça fait des années qu’on est performants, qu’on accède à la poule haute et aux finalités en -17, et c’est une continuité depuis 15 ans. Ensuite, il faudra s’impliquer sur tous les niveaux de jeux : le développement du baby-hand, projet phare de la saison prochaine, et un travail efficace et efficient avec seulement deux équipes par catégorie. On se recentre sur de la qualité, au détriment de la quantité, avec des entraîneurs formés ou en formation ».

ESBF : « Beaucoup de joueuses du club sont en structure comité, ligue ou pôle. Quelles sont les relations avec cette structure, et comment s’organise la gestion de ces joueuses ? »

TB : « Le fonctionnement est en place depuis des années, et il est bien organisé. Ca permet à ces joueuses d’avoir des entraînements supplémentaires. Au pôle, nous n’avons plus la charge de la formation, mais nous nous mettons en accord avec le pôle pour que la formation des joueuses soit la plus complète et la plus aboutie possible. »

ESBF : « Le secteur jeunes, c’est 21 équipes, 220 licenciées, donc beaucoup de monde à gérer pour un club uniquement féminin. On comprend donc que l’objectif n’est pas de faire ‘du nombre’, mais de la qualité ? »

TB : « C’est l’orientation des prochaines années. On va se concentrer sur les équipes que l’on a, au risque de refuser un peu de monde à partir du -15. Il faudra qu’on soit bons sur les petites catégories pour les faire arriver au club dès leur plus jeune âge. »

ESBF : « Entre gagner des titres et ‘sortir’ des joueuses, quel est le principal objectif du club ? »

TB : « Pour la partie professionnelle du club, ce sera de gagner des titres, mais pour nous, c’est d’offrir des pratiques et des niveaux qui conviennent à tout le monde. Sortir des joueuses restera plus important que gagner des titres, puisque là où l’ESBF est connue, c’est pour sa formation. C’est d’ailleurs ce qui a beaucoup aidé le club dans son histoire. »

ESBF : « Aujourd’hui, que peut proposer le club à une jeune licenciée, dans sa formation et dans son cursus de joueuse ? »

TB : « Dès le -11, on lui proposera deux entraînements par semaine avec des entraîneurs qualifiés, des matchs chaque week-end, des stages pendant les vacances avec des tournois, et la possibilité d’intégrer le centre de perfectionnement pour les meilleures (hors structure), qui constitue le projet de développement du club, avec un entraînement supplémentaire. »

ESBF : « On a vu récemment que l’ESBF est aussi présente sur l’aspect de l’arbitrage. Le développement de l’arbitrage, est-ce un des axes de l’ESBF pour les prochaines saisons, dans le cadre de la diversité des pratiques dans le handball ? »

TB : « Nous avons une certitude : notre capacité à sortir des joueuses de bon niveau. Notre formation des joueuses est de qualité. Ça, on y arrive, donc maintenant, il faut que l’on soit meilleurs sur les autres aspects. L’arbitrage fait partie d’un axe de développement dans la diversité des pratiques, avec le beach-handball notamment. Si l’on sait former des joueuses vers le haut niveau, on doit savoir le faire avec des arbitres, pour leur offrir plus de perspectives. »

ESBF : « Le secteur jeunes est à la recherche de personnes pour la saison prochaine. De qui a-t-il besoin, et qui faut-il être pour s’impliquer ? »

TB : « On a un besoin sur les plus jeunes catégories et sur la catégorie -18. Nous cherchons des gens motivés, intéressés par la formation, même s’ils ne connaissent que peu le handball ».

ESBF : « Le rêve de Théo Breyer au secteur jeunes, en tant que responsable, c’est quoi ? »

TB : « C’est que toutes nos équipes soient championnes de leur championnat, pour le côté compétitif. Ensuite, c’est que nos licenciées fassent le maximum d’années au club, et se fidélisent. Une joueuse qui débute le hand au club à 7 ans, et qui y reste jusqu’à ses 30 ans, pour moi, ce serait parfait ».