18 heures : ouverture des portes. Dans un Palais des Sports encore désert, s'affairent seuls quelques organisateurs qui mettent la dernière main aux détails: panneaux de sponsors, distributions de plaquettes publicitaires. Laurent Maillard commence son ballet d'accueil papillonnant qui le conduira d'officiel en invités jusqu'à l'envoi du match et Xavier effectue une ultime revue des troupes de bénévoles.
19 heures. Les joueuses arrivent par grappes et s'échauffent. Surprise : les joueuses de Knjaz arborent un maillot de cette couleur qui n'est pas sans nous rappeler ce fameux cri qui a tant résonné ici : « Allez les rouges !».
Dans les gradins les premiers spectateurs sandwichent, les copines de Boubou, Olivia et Charlotte essaient vainement de faire tenir une banderole à leur gloire juste à côté des musiciens qui achèvent le déploiement de leurs instruments en accrochant à la cymbale le nounours fétiche.
19 h 30 Le speaker se fait la voix dans un premier roulement de caisse claire. Alors que s'échauffent à leur tour les arbitres dans leur beau sweat EHF, la maman de Charlotte descend pour immortaliser l'assouplissement de sa fille : « Aura t-elle assez de temps de jeu ? Sera t-elle bonne ? » Elle ne sait pas encore que dans deux heures et demie elle aura le bouquet de meilleure joueuse bisontine du match. Autres inquiétudes de Ljubica et Jovana : avec trois blessées et un voyage épuisant leur équipe saura t-elle tenir jusqu'au bout ?
Encore un quart d'heure d'attente. Les gradins sont gris de monde. Si les filles jouent bien, peut être vireront-ils au noir samedi. C'est au tour des fauteuils de se remplir. Sur le parquet, Laurent Maillard, qui achève son marathon, est satisfait : le public est là, le hand féminin reste un des grands fédérateurs de la ville.
Guidées par les moins de 16 ans, les deux équipes font leur entrée. Mais comment dit-on fauve au féminin ? Fauvette ?
Remise des cadeaux, échanges …
Minute de silence.
Les félines sont lâchées.
Bon match à tous.
Résumé à suivre...